Étude sur les violences basées sur le genre (VBG) dans la Grand’Anse

⚖️ Contexte de la recherche

La Convention interaméricaine de Belém Do Pará (1994) reconnaît la violence envers les femmes comme une violation grave des droits humains et des libertés fondamentales. Selon ONU Femmes, près d’une femme sur trois dans le monde a déjà subi des violences physiques ou sexuelles.

En Haïti, les violences basées sur le genre (VBG) sont en forte augmentation, exacerbées par l’instabilité socio-sécuritaire. Elles touchent quotidiennement les femmes, les filles et même les enfants, avec des conséquences physiques, psychologiques et sociales durables.

📍 Focus sur la Grand’Anse

  • En 2020, plusieurs adolescentes de Beaumont sont tombées enceintes pendant la pandémie.
  • En 2024, une fillette de trois ans a subi des violences sexuelles graves à Dame-Marie.
  • Le département de la Grand’Anse enregistre 11 % des cas de violences sexuelles pris en charge dans le cadre du projet SF, soit le taux le plus élevé parmi les quatre départements ciblés (Sud, Sud-Est, Nippes).
  • Entre 2023 et 2024, les cas de violences sexuelles ont augmenté de 18,3 % et ceux de violences physiques de 2,3 %, selon les données du SISNU.

🎯 Objectif de l’étude

Face à cette situation alarmante, la Direction Sanitaire de la Grand’Anse initie une étude approfondie sur les VBG afin de :

  • produire des données probantes et contextualisées;
  • comprendre les dynamiques locales du phénomène;
  • planifier une réponse plus efficace, durable et adaptée aux réalités du territoire.

👉 Cette initiative vise à renforcer les mécanismes de protection, améliorer la prise en charge des survivantes et orienter des politiques publiques sensibles au genre dans la Grand’Anse.

L’étude adopte une approche mixtequalitative  (21 entretiens semi-directifs et 14 focus groups avec survivantes, prestataires, autorités et leaders communautaires) et quantitative (enquête auprès de 210 répondants répartis dans 7 communes : Jérémie, Beaumont, Moron, Chambellan, Corail, Dame-Marie, Abricot).

L’assurance qualité  sera assurée par laformation des enquêteurs, leur supervision, l’anonymisation des données, le respect strict des principes éthiques et du consentement éclairé.
Le rapport final est prévu pour être déposé en novembre 2026.